Jacques Laffitte

Spiritualite-Libre, Mythologies, Psychologie

Psychologue et analyste des religions, Jacques Laffitte jette sur les grands mythes de l’antiquité et les grandes « vérités » des religions un regard décapant. Il faut se rappeler qu’avant d’être écrits les textes ont été transmis oralement ; ceci impliquait une composition particulière du message avec des points d’ancrage pour étayer la mémoire des transmetteurs, forcément jeunes, et que passionnent les aventures et non pas les débats théoriques. Ce que nous pensons être de petites incohérences dans les textes sont ce qui reste de ces ancrages ; ce sont des « tiroirs à réflexion » pour ceux qui aiment se poser des questions. C’est cette démarche d’interrogation que l’auteur ré-ouvre en analysant les textes et surtout leurs « incohérences » ou contradictions qui étaient voulues. Ces textes y retrouvent une étonnante fraîcheur voire une vraie sagesse. Et corrige les torsions opérées par les traditions religieuses et la langue de bois dogmatique.

Voici ses livres en téléchargement gratuit. Les versions papiers des 4 livres édités par Arbre aux Signes peuvent être commandées par mail à : contact@arbreauxsignes.com Compter 12 + 4 (frais d’envoi) = 16 € en France.

Mes livres

L'Echelle de Jacob

L’échelle de Jacob n’était pas l’escalator avec des anges qui font cui-cui. Il faut chercher du côté des noms, de leur sens composé. Comme une charade, c’était la tradition en hébreu. Isaac, homme ambivalent, vénal (le droit d’aînesse contre un plat de lentilles), polythéiste (culte des bétyles : pierres dressées), il était monothéiste aussi, pourquoi pas, « s’il me protège sur le chemin que je suis, s’il me donne du pain et de quoi me vêtir ». Très intéressé, le bonhomme. Hésitant entre mono et poly-théisme, Jacob jette un pont entre les deux ; il découvre une nouvelle façon de penser ce qu’est « Dieu ». Il traduit cela en une image (vision) d’échelle. Il est ainsi un passeur, l’homme d’une intuition forte, d’une prise de conscience, on dit aussi dans ce cas, révélation. Mais de quoi exactement ? Si importante qu’il décide de donner au lieu où il a eu cette compréhension puissante, un nom qui le signifie : Bethel ( maison : bet, Dieu : El) et il dit de ce lieu « Il n’est autre que la maison d’Elohim et c’est la porte du ciel ! ». Et le lieu de cette révélation, cette maison-dieu vous l'avez à portée de main, au propre comme au figuré !

Le péché de Gomorrhe, ou la tentation intégriste

Le fameux péché de Sodome et Gomorrhe, tout le monde croit que c’était une histoire de préférence sexuelle. Pas sûr du tout. Une analyse rigoureuse du texte biblique ainsi que des autres histoires rattachées à Sodome et Gomorrhe dans la Michnah (telle qu’une variante du « lit de Procuste »), montre qu’il s’agit de toute autre chose : une mise en garde contre la tentation totalitaire. Celle d’un juridisme absolu, qui voudrait tout prévoir, tout régenter y compris le désir, au prix d’un égalitarisme... obligatoire ! L’auteur explore cette hypothèse et nous fait aller de surprise en surprise. On s’aperçoit que non seulement cette analyse tient la route, mais qu’en plus elle permet de jeter un regard décapant sur… nos sociétés contemporaines ! Et sur les enjeux d’actualité comme le fanatisme qui ne supporte qu’il puisse y avoir un en-dehors de lui ! Cela jette une lumière crue sur les dérives des religions y compris sans dieu(x) comme l’ont été… communisme et nazisme. Car les fanatismes ne sont pas que religieux, les grandes idéologies l’ont montré abondamment.

Mais...Comment peut-on être fanatique ?

Les fanatiques c’est toujours les autres, car nous on a raison ! Et si c’était déjà là le début du fanatique ? Cette certitude d’être dans la vérité et cette désignation d’un « mauvais objet », ennemi de classe, groupe diabolique, épuration ethnique, etc ? Car le fanatisme n’est pas que religieux, il peut tout aussi bien être politique, ou le fait de groupes, sectes, institutions. L’histoire européenne nous le rappelle avec les différents totalitarismes, religieux mais aussi politiques : le nazisme, le communisme ont été des formes de fanatisme avec Staline, Mao, Pol Pot, etc. Comprendre comment fonctionne le fanatisme, ses modalités, notamment de contamination aux masses, est un enjeu primordial. Car il résonne comme phénomène de groupe autant qu’au plan psychologique. En effet, le fanatisme est constitué de mécanismes inconscients simples, qui se masquent derrière des pseudo évidences. Ce livre les décortique car le propre du fanatisme est de rendre ses opposants…. fanatiques aussi, au nom de la liberté, et sans qu’ils s’en rendent compte. On a besoin de comprendre comment il peut nous atteindre sur de petites choses avant de grossir comme un cancer social.


Jonas, le pardon mode d'emploi

Pourquoi Jonas refuse-t-il sa mission quand Dieu l’envoie à Ninive ? Il faudra de fortes pressions (violente tempête, stage de trois jours dans le ventre du poisson) pour qu’il consente à y aller. Et qu’il annonce… quoi ? Que Ninive sera détruite ! A aucun moment il ne parle de la possibilité du pardon. Et quand Dieu gracie Ninive, Jonas est… furieux ! Pourquoi ? Parce qu’il refuse la possibilité même du pardon ; pour Jonas s’il y a eu faute il doit y avoir châtiment. Cet épisode plein de rebondissements nous parle de notre propre difficulté à pardonner. Mais il ne suffit pas de dire « Faut pardonner », on ne ferait que rajouter l’échec du volontarisme et la honte de ne pas y arriver à la blessure ressentie. C’est elle la clef. Après Jonas, la deuxième partie, Le pardon mode d’emploi, nous explique les « raisons » du désir de vengeance, la spirale de la violence, mais aussi le traitement des conflits et les voies de l’apaisement.



Dukkha, l'autre signification

On nous dit que Dukkha signifie « Tout est souffrance ! ». On nous assène cet absolu définitif et mortifère comme étant le maître-mot du bouddhisme, du Bouddha Sakyamuni, voire comme le summum de la sagesse asiatique. La vie ne serait que souffrance, maladies, deuils. Mais, de même que le verre à moitié vide est aussi à moitié plein, ne peut-on pas dire, que la vie est plaisir, amour, expansion d’être, et même solidarité, fraternité, etc ? Comment se fait-il que les religieux ne voient que le côté noir de la vie ? Et pas seulement ceux du bouddhisme. Pour quoi ? Pour cornaquer les gens il faut les rendre malheureux, désespérés. Dans ce difficile dilemme du vrai sens de « dukkha », le mieux ne serait-il pas d’aller voir du côté du sens premier, de l’étymologie ? Cela pourrait nous renseigner sur ce qu’a voulu dire le Bouddha Sakyamuni qui est à l’origine de cette formule. Il devait avoir de bonnes raisons de la choisir, voire de la créer puisqu’elle est… un mot composé ! Et ce n’est pas triste du tout !


Esope our l'art de... prendre langue

Vous est-il arrivé de tomber dans les pièges du langage ? Vous retrouver en train de dire ce que vous ne vouliez pas dire ? Ou de prendre des engagements qui se retournent contre vous ? Ce n’est pas qu’à nous que cela arrive. Comme si le langage prenait son autonomie et se mettait à signifier quelque chose à notre insu. Comme s’il était une sorte de « daimon », de génie, qui s’ingéniait, précisément à nous faire dire, avec malice, tout autre chose que ce qu’on voulait dire. Avec, en prime, un sens inattendu et en général non dénué d’humour. Comme si la langue se mettait à avoir de l’esprit malgré nous ! Cet étrange pouvoir de la langue et/ou de l’esprit, n’avait pas échappé à un sage de l’antiquité que les aléas (ou le mauvais génie) de l’Histoire avait amené à être esclave d’un maître assez imbu de lui-même et qui se prenait pour un philosophe. Pour lui rappeler qu’il valait mieux qu’un cuistot de cuisine, Esope se servit de la langue… mais sans mot dire ! Et avec un foisonnement de sens... savoureux.

GORGONE MEDUSE, la fascination du délire

Médusé, pétrifié d’horreur, on est incapable de fuir et même de simplement réfléchir, on est à la merci de l’autre. Ces expressions disent notre « sidération » quand on ne peut plus articuler, et qu’on perd la possibilité de réagir. Envahi par quelque chose de fou, une puissance démesurée détruit notre libre arbitre. Dans l’antiquité aussi, les sages voyaient de tels ravages s’effectuer dans l’esprit des hommes, des folies individuelles ou, pire encore, collectives. Pour y trouver une « explication », ou au moins une figuration, ils ont créé des mythes, dont celui de la Gorgone Méduse. Mais savez-vous qu’il y avait non pas une mais trois Gorgone ? Et dont les noms nous mettent sur la piste. Dans les mythologies religieuses, on assiste à des emprunts ou associations : ici, Dionysos, le « deux fois né », s’invite et ajoute sa part d’ombre à la Gorgone Méduse… mais aussi à un troisième larron avec des crocs ! Loin d’être de bric et de broc, ce théâtre de mystères nous parle de ce qui nous tétanise… de nos jours encore.

SACRIFICE D'ISAAC ou le montage Symbolique

Le sacrifice d'Isaac, une bluette à l’issue connue d’avance ? Plutôt une sombre histoire de jalousie sur la préséance. Un drame de famille « recomposée » avec rivalité entre deux mères à propos de leurs rejetons ? Vous chauffez, c’est par là qu’il faut chercher beaucoup plus que du côté de l'antique tradition sacrificielle du premier-né ? Le Sacrifice d'Abraham (alors que c'est Isaac qui va être « sacrifié »), se termine tellement bien avec intervention divine et effets « spéciaux » ! En réalité, c’est nettement plus abominable et... beaucoup plus beau. Mais pas comme l'ont seriné les religions « pour éprouver la foi » de leurs sujets. Mais alors, pourrait-il s'agir de son inverse : du dégagement du religieux et de ce qu’on lui fait endosser comme « obligations »? Ou également, du détournement de ce sacrificiel-sacré vers la création d'un autre « sacré » apaisant : le Symbolique. Et qui allierait sagesse, traitement du conflit psychologique interne autant que familial.


Caïn, l'énigme du premier criminel

L’épisode biblique bien connu recèle plusieurs mystères : Pourquoi Dieu refuse-t-il l’offrande de Caïn ? C’est pourtant la cause du premier crime de l’humanité. Pourquoi Dieu donne-t-il un véritable sauf-conduit à Caïn après son meurtre ? Dieu serait-il juge et partie dans cette affaire au point de ne pouvoir le condamner ? Les réponses à ces questions sont dans le texte mais personne n’a su les voir. L’auteur résout ces énigmes et éclaire les arcanes de l’âme humaine, car le texte biblique nous parle… de nous ! Sous la figure de Caïn, la Genèse nous délivre une mise en garde contre le fanatisme, contre la propension à préférer la croyance… à la connaissance ! La tragédie de Caïn serait-elle l’illustration de ce qui arrive quand on préfère le fruit appétissant de l’Illusion à celui de la Connaissance ?



Les 3 Tours de Bab'El

La Tour de Babel voulait atteindre la porte (Bab) non du ciel mais de Dieu (El). C’était donc une tour… d’assaut. Pour destituer Dieu. Comment ? Par la force fusionnelle de l’unanimisme «Voici, un seul peuple, une seule lèvre pour tous». Ce premier « comme-un-isme » de l’Histoire réalisait un équivalent de toute-puissance, « maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté » jusqu’à l’absurde stalinien. Les religions seraient-elles des Tours de Bab’El tentant de s’approprier l’état divin ? Ou du moins la toute-puissance. En fait ce n’est pas Dieu qui est au centre des religions, mais la tout-puissance dont rêvent les hommes ! Dieu serait-il prisonnier… des religions ? Avec ce changement d’optique, l’auteur analyse ici les trois monothéismes, puis bouddhisme et hindouisme. Cet éclairage décapant sur les religions crée un rapport nouveau à la spiritualité : sans l’obligation de croire ! La foi pollue la religion. Décidément, la spiritualité est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux religieux !


PANDORA, la femme, première calamité de l'homme ?

Comme mythe de la création des hommes on ne pense guère qu’à la Bible. Alors que la Grèce nous livre une histoire passionnante de la création des hommes par une figure haute en couleur puisqu’il s’agit d’un dieu déclassé en quelque sorte, Prométhée, mais qui prend toujours le parti des hommes contre les dieux ! Et les femmes demanderez-vous ? Eh bien il n’y en avait pas, du moins au début. C’était l’Âge d’or. Pour cette raison ? Euh oui. Oh comment peut-on oser dire cela ? A l’aide d’une belle légende haute en rebondissements, qui nous montre que la femme fut créée pour être… l’instrument de la vengeance des dieux, contre les hommes ! Mais rassurez-vous c’est un mythe, créé pour expliquer diverses choses, notamment pourquoi les hommes doivent travailler… Avec en prime, un sens caché où la boîte de Pandore (et ce qu’elle contient) se prête à une autre interprétation passionnante.


CORRIDA ET FLAMENCO : LES ORIGINES

Corrida... Flamenco, on sent bien qu'il y a un lien, mais on ne savait dire lequel, un peu comme deux temps d'une même tragédie. Entre deux êtres hors du commun, certes, comme le toro et l'homme, qui tous les deux regardent la mort en face. Mais aussi entre l'homme et la femme dans cette étrange arène qu'est l'amour où arrive ce qu'on n'attendait pas, l'ambivalence des sentiments, leur retournement imprévisible, à la faveur desquels on se découvre parfois… monstrueux. C'est vieux comme le monde et cela a donné, dans l'antiquité, matière à mythes où s'illustrent héros, demi-dieux... mais aussi animaux ! Là réside peut-être l'origine de la Corrida et du Flamenco.

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